Titres à paraître

12 février 2021

Les carnets de Wendigo de David Groulx, traduit par Éric Charlebois

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Un récit poétique d’une beauté terrifiante. Les légendes y sont tantôt incarnées, tantôt décharnées, dans des duels dont émane l’essence même du rapport à l’autre : la révélation de soi à soi. La violence et l’espoir s’y côtoient. Le regard et le toucher s’engagent dans une danse avec les esprits et les figures mythiques. Pulse alors, dans une ascension et au rythme du tambour, ce qui est et qui doit demeurer le plus fondamentalement humain : l’amour. À l’égard des siens. À l’égard de la terre. À l’égard de l’autrement inexplicable.

Les Wendigos ont entendu chanter
et ont commencé à frémir
le Wendigo en chef, leur chef même
a dit aux Indiens
« Pourquoi n’arrêtez-vous pas tout ce vacarme
personne ne peut vous entendre
ça perturbe notre repos
pourquoi n’acceptez-vous pas tout simplement votre destin
tous vos braves hommes ont quitté ce monde
nous les avons dévorés
avons écrasé leurs os avec nos mâchoires
et leur sang nous avons bu et encore
ne sommes-nous pas même repus »

Né dans la ville minière d’Elliot Lake, dans le nord de l’Ontario, d’une mère ojibwée et d’un père franco-canadien, David Groulx fait revivre dans son oeuvre ses racines autochtones. Sa rencontre déterminante avec Éric Charlebois remonte au Festival de poésie de Trois-Rivières en 2014. Après Sans pitié, Les carnets de Wendigo constitue leur seconde collaboration.

Collection Voix intérieures – poésie 

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