Collection : Indociles Genre : Récit Public cible : Tout public 148 pages Date de parution : Jan 2012 Format : 13 x 22 cm Code : DAV243 ISBN : 978-2-89597-207-5 Prix : 21,95 $
Entre l'étreinte de la rue et la fièvre des cafés est le carnet des pérégrinations d'un créateur solitaire et indigné, errant
dans les rues et les cafés du Marché By d'Ottawa. Ayant choisi de s'affranchir de l'emprise de l'alcool, R. se retrouve,
vertigineusement libre, devant un vide qu'il comblera au gré de rencontres hasardeuses avec d'autres écorchés de la vie, mais aussi par la présence de ses amis et de ses enfants. Soucieux d'engendrer autour de lui un peu de beauté, c'est par la création, surtout, que R. parviendra à conserver une part d'humanité et à redonner couleurs à sa vie.
Indigné bien avant que le mot fasse l'actualité, Pierre Raphaël Pelletier nous offre ici un récit à fleur-de-peau, où les réflexions sur l'art et la marginalité viennent se glisser dans une expérience personnelle douloureuse, illuminée seulement par l'amitié et la poursuite insatiable de la beauté.
À lire pour la beauté des mots, pour la chaleur des cafés, la justesse de la plume.
Jean-Philip Guy, Le Libraire, « Le libraire craque », avril-mai 2012, p. 15
Vertigineusement libre, rempli d'envolées et de demi-tours, porté par un ton léger et impondérable, grave et passionné, le récit de Pierre Raphaël Pelletier se lit comme une confession, comme un appel, comme une main tendue au-dessus du vide. Les fictions sont les ruses d'une réalité qui se raconte.
Suzanne Giguère, Le Devoir, samedi 18 février 2012
Il est difficile de trouver un ouvrage plus indocile que ce récit ou cri du cœur.
Paul-François Sylvestre, L'Express, semaine du 28 février au 5 mars 2012
[...] le contenu fait penser à un journal intime. Un journal fait d'observations, de réflexions, de pensées intimes, de regards sur lui-même, d'envolées poétiques. Extrait : « Ma solitude est pauvre compagne quand elle veut tout de moi sans rien me donner en retour ».
Didier Fessou, Le Soleil, 22 janvier 2012
Dans Entre l'étreinte de la rue et la fièvre des cafés, Pierre Raphaël Pelletier marche dans les rues du Vieux-Hull, où il a grandi, et dans celles de la capitale, dont il aime aussi fréquenter les parcs. Ce faisant, il aborde ses déboires avec l'alcool – « le bon scotch » auquel il carbure « pour aller au-delà de mes limites pour créer » – parle de ses trois enfants et de quelques-uns de ses amis artistes, cite Sartre et observe l'actualité, entre autres.
Au gré de son écriture délibérément morcelée et pouvant désarçonner, il dénonce également les arrestations arbitraires lors du sommet du G-20 à Toronto, en 2010, ou s'inquiète du sort des sans-abri. « J'ai été élevé par Sartre, Camus, Foucault, énumère-t-il. Quand on est un intellectuel ou un écrivain dans la cité, il faut dire à autrui ce qu'on pense et, en retour, ne pas se priver de son jugement, justement, pour voir les choses autrement, pour échanger, pour avancer. »
Son récit tout personnel télescope celui des autres, qu'ils fassent partie de son quotidien ou qu'il les croise lors de ses promenades. « Au final, tous ces récits sont reliés par les racines des grands thèmes que sont notamment la vie, la mort, l'amitié et la compassion humaine. »
Valérie Lessard, Le Droit, 21 janvier 2012
Je viens de terminer une lecture très émouvante en ce qu'elle raconte le combat, tout d'abord de jour en jour, puis de mois en mois, d'un alcoolique qui décide de s'en sortir et qui réussit : « Je veux sortir vivant de cette vie ! »
[...]
Un livre à partager !
Vraiment un récit tout ce qu'il y a de plus humain, qui nous rappelle notre capacité de célébrer nos petites et grandes victoires sur une mauvaise habitude, une manie, une addiction, une obsession... un combat qui pourrait se transformer en idéal et en passion volontaire. On a envie de lui dire : Bravo !
Jacqueline Mallette, Blogue Montréal 157, 19 janvier 2012
Même s'il possède une qualité inhérente d'universalité (nous connaissons tous quelqu'un qui a dû combattre, avec plus ou moins de succès, la tentation de l'alcool ou d'autres substances), ce récit aurait facilement pu devenir misérabiliste ou une série de lieux communs. Avec une grande adresse, Pierre Raphaël Pelletier a su éviter l'écueil et nous propose plutôt une ode aux petites beautés du quotidien: marches dans la ville, visites au musée, rencontres avec des amis, conversations au café.
Lucie Renaud, Blogue Clavier bien tempéré, 12 février 2012