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6 septembre 2018

Andrée Christensen : l’univers mystérieux de la ruche

Auteur-Christensen

Sept ans… c’est le nombre d’années qu’Andrée Christensen aura consacrées à la recherche afin d’écrire son troisième roman, L’Isle aux abeilles noires. Elle aura fouillé et travaillé une grande variété de domaines, dont, bien sûr, l’apiculture et le monde des abeilles, mais aussi la création des parfums. Ainsi, telle une abeille qui butine des fleurs, l’auteure et artiste visuelle aura lu plusieurs dizaines de livres, visionné des documentaires, consulté de nombreux sites Web, en plus d’avoir discuté avec des apiculteurs afin de créer des scènes crédibles et qui reflètent une vision des problèmes actuels qui mettent la vie des abeilles en danger…

Artiste en ikébana et traductrice littéraire d’Ottawa, Andrée Christensen est aussi l’auteure de romans plusieurs fois primés, Depuis toujours, j’entendais la mer (Prix Émile-Ollivier, Prix du livre d’Ottawa, Prix Christine-Dumitriu-van-Saanen et Prix LeDroit), et La mémoire de l’aile (finaliste du Prix des lecteurs Radio-Canada et du Prix littéraire Trillium). Elle a également écrit onze recueils de poésie et un récit, traduit sept livres et collaboré à des livres d’artistes. Plusieurs de ses livres ont fait l’objet de traductions en anglais et en roumain.

Les œuvres picturales d’Andrée Christensen accompagnent ses plus récentes œuvres littéraires. Pensons à Racines de neige, recueil de poésie dans lequel l’auteure nous invite à découvrir son jardin, véritable atelier à ciel ouvert et source de réflexions et de méditations, ou encore à Épines d’encre, dans lequel elle nous entraîne dans sa roseraie pour nous faire découvrir « trente-trois masques de la rose ». Notons également que sa poésie a inspiré la composition de plusieurs pièces musicales d’auteurs compositeurs canadiens, interprétées ici et à l’étranger. Le numéro 151 de la revue littéraire Nuit blanche consacrait récemment un article de fond à son œuvre. 

Andrée Christensen possède donc une production artistique et littéraire très diverse et dense. Sa profondeur et son originalité se concrétisent dans le cadre de son plus récent roman, L’Isle aux abeilles noires, dont l’histoire remonte à la Seconde Guerre mondiale, dans l’archipel des Hébrides… Trois familles d’origines et d’horizons différents s’exilent sur l’Isle aux abeilles noires, petite île perdue, dont les falaises enveloppées de brouillard vibrent de la vie de millions d’abeilles et de centaines d’espèces d’oiseaux de mer. Ces lignées — française, danoise et grecque — y verront naître des enfants, porteurs d’une vision du monde hors du commun et dont les vies deviendront intimement liées.

L’Isle aux abeilles noires est une véritable ruche de création multidisciplinaire qui se prolonge en deux autres volets, que l’on retrouve sur le site Internet de l’auteure : www.andreechristensen.com (En ligne le 19 septembre 2018). En cliquant sur l’onglet L’Isle aux abeilles noires, nous sommes invités à pénétrer dans l’univers mystérieux de la ruche et à découvrir deux autres créations, Dialogue avec la ruche et Alchimie du miel.

Certains prennent en pitié les Lauridsen et louent Sunniva pour la patience et le courage dont elle fait montre pour élever son enfant « abîmé ». La jeune mère ne comprend pas leurs propos. Le regard de son fils est celui du poète qui perce le visible, sait découvrir l’âme secrète des choses. Lorsqu’elle pénètre dans la simplicité rêveuse de Theo, elle enlève ses œillères, se laisse envahir par un vertige de beauté et d’éblouissement qui l’invite à poser sur la vie autour d’elle un regard autre. Elle se demande parfois s’il y a des êtres qui viennent au monde et dont l’ultime mission est de rêver pour ceux qui en ont perdu le pouvoir ? De nous émerveiller et de nous faire découvrir la beauté du monde?

L’Isle aux abeilles noires d’Andrée Christensen, en librairie le 19 septembre 2018 !