Blogue

2 novembre 2017

Micheline Tremblay et les secrets de famille

Auteur-Tremblay

Avec son premier roman, Léa. J’ai la mémoire chagrine, une fascinante saga à saveur historique, Micheline Tremblay nous propose une incursion dans Montréal à l’époque de ses grands bouleversements, tels le passage de la campagne à la ville, l’apparition de l’électricité et la venue du cinématographe.

Elle-même née dans la métropole québécoise, dans le quartier ouvrier du Plateau Mont-Royal, Micheline Tremblay a enseigné pendant plus de trente ans le français, la littérature, le cinéma et la communication, notamment à l’Université Laurentienne et à l’Université de Sudbury. Très impliquée dans le milieu universitaire, que ce soit en enseignement ou en recherche, elle reçoit, tout au long de sa carrière, de nombreux prix et distinctions (par exemple, les Prix d’excellence en enseignement de l’Université Laurentienne et de l’Association des professeurs de l’Ontario, l’OCUFA).

Micheline Tremblay collabore avec son conjoint, Guy Gaudreau, historien, avec qui elle partage le goût de la recherche et de l’écriture. C’est d’ailleurs avec lui qu’elle mène, depuis maintenant plus de vingt ans, des recherches sur le romancier et journaliste Harry Bernard dont ils publieront sa correspondance dans Conversation poétique. Correspondance littéraire entre Harry Bernard et Alfred DesRochers (David, 2005) et Je voudrais être un homme. Correspondance littéraire entre Simone Routier et Harry Bernard (David, 2011).

En 2008, elle publie aux Éditions David une œuvre plus personnelle, inspirée de son enfance, La fille du concierge. Il s’agit d’un récit intimiste et savoureux sur la vie des jeunes filles juste avant la Révolution tranquille, qui reçoit un très bon accueil de la critique et du public. Elle poursuit donc avec Léa. J’ai la mémoire chagrine, sa plongée dans la fiction.

En 2008, elle publie aux Éditions David une œuvre plus personnelle, inspirée de son enfance, La fille du concierge. Il s’agit d’un récit intimiste et savoureux sur la vie des jeunes filles juste avant la Révolution tranquille, qui reçoit un très bon accueil de la critique et du public. Elle poursuit donc avec Léa. J’ai la mémoire chagrine, sa plongée dans la fiction.

Afin d’ancrer solidement son roman, dans le temps et l’espace, Micheline Tremblay a dû effectuer plusieurs recherches entre autres sur le creusage du Canal Soulanges qui passe aux Cèdres, petit village à l’ouest de Montréal, où débute la première partie du livre. Elle a aussi fouillé dans les archives, des journaux de l’époque, du calendrier perpétuel, par exemple, pour décrire Montréal, là où l’action du roman se déplace, avec ses tramways, ses grands magasins, ses maisons, mais aussi pour relater certains événements historiques qui se sont déroulés à cette époque (par exemple, le premier discours radiodiffusé du premier ministre du Canada, Mackenzie King, le défilé de la Saint-Jean-Baptiste).

Dans son premier roman, qui se déroule de 1885 à 1987, Micheline Tremblay renoue avec des thèmes qui lui sont chers : la mémoire et la famille. L’auteure nous raconte, à travers différents destins atypiques, l’histoire de personnages qui vont se croiser au fil du récit. L’histoire débute avec Léa Bertrand, née aux Cèdres, près de Montréal, en 1885, qui voit très tôt ses projets contrecarrés par la volonté de son père, puis par la rigidité de l’Église. Romuald et Rodolophe, quant à eux, quittent l’orphelinat d’Huberdeau, dans les Laurentides, pour Montréal où le travail leur permettra de vivre décemment. Puis il y a Roger et Juliette, qui découvrent, avec consternation, leur véritable identité. Comment tous ces destins sont-ils reliés les uns aux autres ? C’est ce que ce roman nous apprendra.

Vous pouvez lire l’article du REFC et/ou feuilletez Léa. J’ai la mémoire chagrine de Micheline Tremblay.