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31 août 2017

Découvrez notre programmation d’automne 2017 !

Rentrée-Automne2017

Un thriller sur le djihad islamique, un roman écrit sur le tempo du jazz, une saga historique dans le Montréal du début du XXe siècle, le premier recueil de poésie d’une auteure de l’Outaouais… Voilà quelques-uns des genres que nous vous proposons de découvrir tout au long de notre rentrée d’automne !

Clara Lagacé ouvre la saison avec un premier recueil de poésie : En cale sèche (Voix intérieures – poésie). Des débuts sereins sur l’esplanade sablonneuse d’une marina à l’égarement présent, beaucoup plus solitaire, dans son édifice de béton qui la supporte mal, la poète s’interroge sur sa propre dérive et sur celle du monde qui l’entoure. Ce recueil met en mot ce qui l’enrage et ce qui l’émeut, ce qui la touche et ce qui l’excite.

Suivent deux romans. À la fin août, d’abord, paraît Basculer dans l’enfer de Jocelyne Mallet-Parent (Voix narratives), un thriller mettant en scène des adolescents entraînés, au grand désespoir de leur famille, dans l’engrenage du terrorisme. Élise, la fille d’Ariane, une mère de famille ordinaire, est soupçonnée d’avoir participé à l’organisation d’un attentat terroriste dans le métro de Montréal. Une foule de questions traversent alors l’esprit de cette mère, mais aussi celui de Fatima et Oleya, deux autres mères dont les fils Tariq et Jamil se sont radicalisés. Plus l’enquête menée par l’inspecteur Alex Duval avance, plus elles sont obsédées par le comment et le pourquoi.

Puis, Didier Leclair fait paraître Le bonheur est un parfum sans nom (Indociles), un roman où il raconte l’histoire d’un romancier et musicien noir, à la recherche du bonheur, de son goût, de sa couleur et de son parfum. Séparé de sa femme depuis des années, n’ayant pas écrit une seule ligne en quatre ans, l’auteur mène une vie recluse, entourée de ses amis qui font partie du même quintette de jazz. Un soir, il tombe amoureux d’une femme mystérieuse, voire énigmatique, qu’il perdra de vue, mais qu’il parviendra par retrouver grâce à ses amis.

En septembre, Dominique Zalitis nous revient avec un troisième recueil de poésie, Recoudre la lumière (Voix intérieures – poésie), dans lequel elle fait entendre l’histoire de ses ancêtres lettons. Elle évoque des lieux, en décrivant l’horreur de la guerre et des camps, et en prenant à témoin son grand-père, émigré au Canada. Des noms avalés dans le ventre de l’océan. Des hivers enfouis entre deux continents. Des accents jetés à la mer. Une voix qui retrace le fil de la mémoire, tel un commencement.

En octobre, Micheline Tremblay publie un premier roman : Léa. J’ai la mémoire chagrine (Voix narratives), une saga à saveur historique qui rappelle les tabous et les travers du début du XXe siècle. Née aux Cèdres, un village près de Montréal, Léa Bertrand est aspirée par la modernité de la ville, mais voit ses projets contrecarrés par la volonté de son père, puis par la rigidité de l’Église qui refuse de la relever d’un serment. Le parcours de Romuald et de Rodolphe est tout aussi étonnant, de l’orphelinat d’Huberdeau dans les Laurentides, à leur arrivée à Montréal où Romuald se trouvera un travail qui permettra aux deux frères de bien vivre. Quant à Roger et à Juliette, ils apprendront avec  consternation qu’ils ne sont pas qui ils croyaient être. L’auteure nous apprendra comment ces destins atypiques sont reliés les uns aux autres dans un roman qui nous fait revivre le Montréal du début du XXe siècle avec ses grands bouleversements, tels le passage de la campagne à la ville, l’arrivée de l’électricité et l’apparition du cinématographe.

Plus tard en octobre, Michel Thérien nous revient avec son dixième recueil de poésie Des vallées nous traversent (Voix intérieures – poésie). Dans cette œuvre de maturité, le poète s’interroge sur la poésie, ce qui la fait émerger, ce qui la nourrit et ce qui l’habite. En suivant son désir constant d’être et de se renouveler, il montre que la poésie traverse le temps et l’espace, prend corps et accoste sur les berges d’une nouvelle destinée.

Enfin, dans la collection Haïku, dirigée par Bertrand Nayet depuis janvier dernier, parait Entre deux ciels d’Hélène Leclerc, un recueil qui célèbre le quotidien dans tout ce qu’il transporte de lumière et d’ombre. Le petit nuage blanc qui imite la lune, la lumière d’un héron au-dessus d’un embouteillage, des épinettes noires qui s’étirent le cou, mais aussi la lourdeur d’un dernier rendez-vous dans les yeux bleus d’un ami. Les haïkus de ce recueil témoignent d’un chemin entre deux ciels.