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6 avril 2017

Gabriel Osson : à la défense des « restavèks »

Auteur-GOsson-min

C’est en lisant un article paru à la suite du tremblement de terre de 2010 en Haïti que Gabriel Osson redécouvre le phénomène des « restavèks » qu’il avait connu dans son enfance.

Il constate alors l’ampleur terrible du travail infantile qui concerne, selon l’Organisation Internationale du Travail, plus de 350 millions d’enfants dans le monde, soit environ un enfant sur 5 entre 5 et 17 ans. Le phénomène des « restavèks », spécifique à Haïti, a été aboli par le gouvernement  le 26 novembre 2003, puis un renforcement de la protection de l’enfant a été ratifié en 2007. Malgré cela, des enfants continuent d’être exploités et forcés à travailler dans des conditions sous-humaines dans beaucoup de foyers en Haïti. Ils seraient près de 400 000 dans le pays.

Cette révélation est devenue pour Gabriel Osson la matière d’un premier roman. Hubert, le restavèk raconte l’histoire d’un enfant victime de ces abus domestiques, dont il réussit à s’échapper, mais qui se retrouve dans le milieu violent de la rue. Hubert finira par s’en sortir, mais devra traverser de nombreuses épreuves pour y parvenir. Il s’agit d’un roman dont le sujet tient particulièrement à cœur son auteur qui a décidé de verser toutes les redevances de vente à des organismes venant en aide aux restavèks en Haïti.

Gabriel Osson est né à Port-au-Prince, en Haïti, et a grandi à Montréal, où il a vécu plusieurs années avant de s’installer à Toronto. Ayant débuté sa carrière en administration des affaires, il s’est spécialisé dans le domaine de la formation. Président fondateur d’un cabinet de conseil en développement organisationnel, il a aussi été pendant plusieurs années un membre clé du comité consultatif de Patrimoine canadien sur l’immigration francophone et l’intégration des nouveaux arrivants en Ontario. Ce n’est pas le seul rôle qu’il a joué pour le gouvernement provincial, puisqu’il a travaillé à titre de Conseiller principal en politiques et programmes au ministère de l’Éducation de l’Ontario.

L’énergie et le dynamisme de Gabriel sont sans bornes. Impliqué dans son métier, mais aussi dans la communauté francophone de Toronto où il siège au sein de plusieurs conseils, il s’adonne également à l’écriture et à la peinture. S’il a déjà participé à plusieurs expositions en tant qu’artiste visuel, il n’en est pas non plus à son coup d’essai en littérature. Ses recueils de poésie Efflorescences et Envolées, son récit J’ai marché sur les étoiles-sept leçons apprises sur le Camino de Santiago ne sont que quelques titres parmi d’autres collaborations.

Il me prend le poignet une fois de plus et cette fois en le serrant si fort que je me retiens de pleurer. -Si tu parles de ça, je te tuerai.

Feuilletez Hubert, le restavèk de Gabriel Osson !

Pour en apprendre davantage sur le roman et le phénomène des « restavèks », écoutez l’entrevue que l’auteur a accordée à Raymond Desmarteau (Radio-Canada International).