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7 mars 2017

Karen Olsen et la passion des arts

Auteur-KOlsen

Avec son nouveau roman La bonne de Chagall, Karen Olsen change de public. Après avoir fait vivre aux adolescents les aventures d’Élise, une jeune pianiste, dans Élise et Beethoven (David, 2014), l’auteure de Kelowna (Colombie-Britannique) revient avec une fiction intrigante sur un fait historique majeur dans l’histoire de l’art.

La bonne de Chagall, c’est avant tout les dessous de l’histoire d’un vol célèbre, celui de centaines d’œuvres de Marc Chagall. En 1994, l’enquête policière débute sur Irène Menskoï, la bonne de la famille Chagall, gouvernante et gardienne de la villa de Saint-Paul-de-Vence. C’est de son point de vue que Karen Olsen raconte cette affaire, abordant des thèmes tels que l’oppression des femmes, la perte de l’innocence, le monde de l’art, le pouvoir de la richesse, la vulnérabilité de la vieillesse ou encore les abus de confiance. Le rythme tient le lecteur en haleine tout au long du roman tandis qu’on suit ce qui amène Irène à trahir la confiance de celui qui l’emploie.

« Un récit aux allures de tragédie grecque », comme le dit l’auteure. Inspirée au tout début par des vitraux de Chagall dans la cathédrale de Saint-Etienne, Karen Olsen s’est ensuite penchée sur des articles de journaux, des reportages sur le fils de l’artiste, des lettres de Chagall, des biographies et les commentaires que l’on a pu faire sur sa femme, Valentina.

Si Karen Olsen a pu s’imaginer aussi bien le vieux continent, c’est qu’elle y a vécu plusieurs années, d’abord en Allemagne, puis en France. Originaire de Trois-Rivières, au Québec, et vivant aujourd’hui à Kelowna, dans la vallée de l’Okanagan, on peut assurer que Karen Olsen est une voyageuse qui s’établit là où ça lui plaît. Après avoir enseigné la langue de Molière à travers le monde et découvert de nombreux pays, elle s’est établie durant une vingtaine d’années à Regina, en Saskatchewan, pour partager ses connaissances avec les étudiants en immersion francophone et finir sa maîtrise en éducation et en administration. Elle aussi passé deux ans aux Beaux-Arts de Regina pour ajouter une corde à son arc.

Elle dut se débattre jusqu’à l’aube avec une succession de cauchemars qui la tyrannisaient[…]« Voleuse ! Tu n’es qu’une sale voleuse ! » Puis des personnages des tableaux de Chagall la poursuivaient dans son village, ils s’égosillaient jusqu’à perdre la voix : « Arrêtez-la, elle a dévalisé les armoires ! »

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