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19 janvier 2017

Rentrée littéraire : roman et poésie à l’honneur !

Rentrée-Hiver2017

Une femme dans la vingtaine en quête d’identité, un « restavèk » perdu dans les rues de Port-au-Prince, une modeste bonne au service d’un peintre célèbre, une élève en voyage éducatif portée disparue à Cancún, une jeune autochtone du nord porteuse d’un legs impérissable… Voilà quelques-uns des personnages que les Éditions David vous proposent de suivre dans les mois à venir : à travers cinq romans, un roman pour ados, et trois recueils de poésie !

En janvier, Catherine Bellemare publie dans la collection Indociles son premier roman, Une irrésistible envie de fuir, l’histoire de deux jeunes femmes, Émilie et Anna, en fuite ou en rupture avec la société. Exploration de l’identité et de l’orientation sexuelle, dépendance à l’alcool, solitude, relations interpersonnelles, anorexie, santé mentale, sont autant de thèmes abordés dans cette histoire qui ne laissera personne indifférent.

Dans la même collection, paraîtra en mars Hubert, le restavèk de Gabriel Osson, un roman qui nous entraîne en Haïti pour suivre le parcours d’Hubert, un jeune garçon réduit au rang d’esclave domestique, ou de « reste-avec ». Une histoire qui, malheureusement, reflète celle de milliers d’enfants haïtiens. Le lecteur y suit les déboires de ce garçon, parti de Jérémie pour aboutir à Port-au-Prince dans une famille qui va durement l’exploiter. Une aventure pleine de malheurs, mais aussi d’espoir et de force.

La collection Voix narratives fait paraître de son côté un roman de Karen Olsen, qui avait déjà publié Élise et Beethoven dans la collection 14/18. Elle publie cette fois un roman pour adultes, La bonne de Chagall, inspiré par la fameuse « affaire Chagall » qui avait défrayé la chronique avec le vol d’une centaine d’œuvres du peintre ! Inspirée de faits réels mais romancée, cette histoire devrait intriguer non seulement les amateurs d’arts, mais aussi les esprits curieux. Belle coïncidence : une exposition Chagall arrive au Musée des beaux-arts de Montréal dès le 28 janvier ! Pour plus d’information : https://www.mbam.qc.ca/expositions/a-venir/chagall/.

Toujours dans la collection Voix narratives, sortira en mars le 3e tome d’une saga qui a déjà récolté beaucoup d’adeptes : Dans le regard de Flavie Plourde d’Anne-Marie Couturier. Après le destin de René Plourde et l’histoire du clan Plourde, Anne-Marie Couturier s’attaque cette fois à l’histoire de Flavie, une femme tenace et hors du commun, qui aura traversé, de peine et de misère, une grande partie du dernier siècle au Madawaska.

Pour tous les goûts oui… et pour tous les âges aussi ! La collection 14/18 s’enrichira elle aussi d’un nouveau titre, à paraître en février. Pierre-Luc Bélanger, dont ce sera le quatrième roman pour ados, nous emmène encore en voyage, mais plus au sud cette fois, avec Disparue chez les Mayas. Il s’agit de l’histoire d’un voyage de classe qui tourne mal, et nous entraîne à la suite de deux jumeaux, Valérie et Félix, aussi astucieux qu’entreprenants.

Les amateurs de poésie ne seront pas non plus de reste dans ce programme. Paraîtra en janvier dans la collection Voix intérieures, un premier recueil d’Hélène Poirier portant un très beau titre : La maison suspendue. Ode à la relation d’une mère avec son fils, le recueil est empli de poèmes pleins de tendresse sur l’absence et la présence.

Dans la collection Haïku, Marie Dupuis fera paraitre en avril un second recueil, Sous le chapeau de paille. Un recueil inspiré, qui réussit merveilleusement à capturer les instants du quotidien, à travers des thèmes comme les saisons de l’enfance, la vieillesse, la complicité et le bonheur de vivre.

Enfin, deux ouvrages publiés originalement en anglais se retrouveront cette saison dans le programme des Éditions David. D’abord, un roman de Waubgeshig Rice, Legacy, qui deviendra Son legs à la réserve dans une traduction de Marie-Jo Gonny. C’est l’histoire d’Eva Gibson, une jeune étudiante autochtone battue à mort lors d’une soirée dans un bar à Toronto. Puis celle de ses frères et de sa sœur qui devront vivre avec cette perte et faire honneur en quelque sorte au legs qu’elle leur laisse.

Et un recueil de poésie de David Groulx, Imagine Mercy, traduit par Éric Charlebois sous le titre Sans pitié. Écrit par un poète majeur de la scène anglo-canadienne, le recueil exprime ici les difficultés de cohabitation entre Blancs et Autochtones, confrontant le spirituel à l’ordinaire. Deux titres à découvrir en mai !