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2 novembre 2016

Nancy Vickers, la ténébreuse

Auteur-NVickers

Ambiance gothique, sombre, mystérieuse et frémissante … voilà ce que nous offre Maldoror, le dernier roman de Nancy Vickers. Maldoror, c’est le village intemporel où il ne fait pas bon vivre. On y retrouve Vanessa, une artiste peintre qualifiée de sorcière, et sa fille Immaculée qui tombera amoureuse de Vlad, musicien fascinant, et mourra en couches, laissant derrière elle deux jumeaux : Océan et Trinité. Les jumeaux devront apprendre à vivre dans une étrange maison où les toiles accrochées au mur s’animent et rappellent sans cesse la présence de Séverine, sous l’œil diabolique de Vanessa…

Dans Maldoror, Nancy Vickers nous emmène dans une fiévreuse aventure sur les thèmes de  la mort, la hantise, l’obsession, la réincarnation et l’art dévorant. Inspirée par une artiste qu’on qualifiait de « sorcière » dont les œuvres visuelles puissantes l’ont marquée, Nancy a suivi, pour l’écriture des chapitres, les cartes de tarots de cette artiste. Le village intemporel de Maldoror, c’est aussi une représentation de Vankleek Hill, village dans l’Est ontarien, près de Hawkesbury. Afin d’alimenter l’histoire de son roman, Nancy Vickers a entrepris des recherches sur les phénomènes paranormaux (par exemple, les maisons hantées et les apparitions de fantômes) sur le vaudou et la réincarnation. L’écriture s’est  déroulée, raconte-elle, pendant des périodes de deuil.

Originaire du Saguenay, Nancy Vickers habite Ottawa depuis près de cinquante ans et explore différents genres : le roman, la nouvelle, le conte pour jeunes et pour adultes, la poésie. C’est d’ailleurs à un public adulte qu’est destiné son nouveau roman.

Le roman Maldoror n’est pas un coup d’essai pour Nancy Vickers, puisqu’elle est une auteure prolifique depuis de nombreuses années. Outre ses douze ouvrages, elle a publié des nouvelles et des textes poétiques dans des revues et des ouvrages collectifs. Elle a même reçu, en 1993, le Prix CJBC (Radio-Canada, Toronto) pour son texte «La saison des louves», le Prix Trillium, en 1997, pour Le pied de Sappho (Éditions Trois) ainsi que le Prix de la ville d’Ottawa en 2003 pour La Petite Vieille aux poupées (Éditions David/Éditions TROIS). AETERNA, Le jardin des immortelles (Éditions David) a été finaliste du Prix Trillium, du Prix de la ville d’Ottawa et du Prix littéraire LeDroit.

— Dans ton cerveau sommeille une parcelle de mon génie, qui doit renaître dans un être issu de vous, mes enfants, entendit Océan dans sa tête.

C’était la voix de son père, une voix d’outre-tombe. Même si son corps était déjà froid, son esprit rôdait dans une invocation de survie.»

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