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3 octobre 2016

Louis L’Allier : érudit de la Grèce ancienne et moderne

Auteur-LAllier

Avec Nikolaos, le copiste, roman historique, Louis L’Allier nous fait partager sa passion pour la Méditerranée et la Grèce, mais aussi son envie de raconter des faits oubliés et méconnus qui ont pourtant façonné la culture, la langue et les institutions de l’humanité.

Dans Nikolaos, le copiste, il raconte l’histoire de Nikolaos, un jeune copiste vivant à Constantinople qui s’échappe de la ville alors qu’elle est assiégée par les Ottomans en 1453. Il s’enfuit en transportant un manuscrit qui changera le cours de l’histoire. Sans jamais s’arrêter, il fera face à des situations désespérées avec courage et abnégation. Il fera des découvertes, y compris celle de l’amour, mais sans jamais se détourner de sa quête. Au-delà du désespoir et de la tristesse, Nikolaos parviendra aux marges du monde.

C’est avec virtuosité que Louis L’Allier plonge dans des thématiques, telles que la transmission du savoir, la passion du voyage, la soif de découverte et la force du destin. Il explique par ailleurs que ce roman s’appuie sur de nombreuses recherches, notamment de textes d’époque de Gémisthos Pléthon, de Cyriaque D’Ancône et de Christophe Colomb, mais aussi de sa connaissance des sites tels qu’Istanbul (Constantinople au XVème siècle) en Turquie et Mistra en Grèce.

Professeur agrégé au département d’Études anciennes de l’Université Thorneloe, fédérée à l’Université Laurentienne (Sudbury), Louis L’Allier est originaire de Saint-André d’Argenteuil, au Québec.  Après avoir étudié en langues et littératures des mondes anciens à Ottawa, à Lyon, puis au Québec, c’est en 1999 qu’il devient professeur.

Même si Louis L’Allier a écrit une dizaine d’articles en anglais et en français sur de nombreux thèmes, il avoue que ses sujets préférés restent l’auteur grec Xénophon et la représentation du monde animal dans la littérature grecque. Auteur de deux livres savants, Le bonheur des moutons : étude sur l’homme et l’animal dans la hiérarchie de Xénophon (Éditions du Sphinx) et  La Cynégétique d’Arrien et d’Oppien (Belles Lettres), il a également écrit des œuvres de fiction, dont son premier roman Les danseurs de Kamilari (Éditions du Vermillon) qui a mérité le prix Christine-Dumitriu-van-Saanen 2011.


«À travers le rideau de verdure qui couvrait la plaine, il crut d’abord distinguer de la fumée puis un attroupement de chariots se détacha du fond végétal. La prudence lui dictait encore de fuir les rencontres, mais il choisit d’obéir à sa curiosité qui l’avait bien servi jusque-là. Sans qu’il le sache, au pied de ces montagnes, dans l’ombre humide de la rive, une rencontre qui allait tout changer l’attendait avec la patience opiniâtre et passionnée du pêcheur. »

 

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