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3 août 2016

Francine Chicoine et l’art du haïku

Auteur-Chicoine (1)

« [Le haïku] saisit un instant, au présent, dans l’ici et maintenant ; il rapporte habituellement un fait, un événement particulier[1] ».

Du 13 au 16 octobre 2016, le Kukaï de Québec organise à Québec, pour l’Association francophone de haïku (AFH), le 7e Festival international de haïku, sous la présidence d’honneur de Francine Chicoine. Vous pouvez consulter le programme de ce grand rassemblement autour du haïku sur le site Web de l’Association francophone de haïku.

Habitant la Côte-Nord (Baie-Comeau) depuis plusieurs années, Francine Chicoine raconte qu’elle n’a pas cherché le haïku (petit poème d’origine japonaise) : c’est plutôt lui qui l’a trouvée. En fait, elle a premièrement été travailleuse sociale, puis a occupé le poste de directrice générale dans les milieux de la santé et des services sociaux. En 1994, elle quitte cette « zone d’agitation extérieure » afin de se consacrer entièrement à l’écriture et à la promotion de la littérature. Depuis, le haïku colle à elle comme une sorte de tatouage sur le front : on la voit et on lui parle instantanément de haïku.

En vingt ans, Francine a parlé du haïku, tenté de mieux en définir les contours, en a enseigné la pratique, a accompagné de nombreux auteurs dans cette voie d’expression. Elle a aussi publié de nombreux livres, dirigé une soixantaine d’ouvrages individuels et collectifs et collaboré à divers recueils et revues littéraires.  Au printemps dernier, les Éditions David publiaient Le reste peut attendre, le plus récent collectif de haïkus qu’elle a dirigé, auquel ont collaboré neuf auteurs de la Côte-Nord[2].

Francine a mis sur pied et assumé simultanément, jusqu’à ce jour, la direction du Camp littéraire de Baie-Comeau, de l’École nationale de haïku, des Éditions Tire-Veille ainsi que de la Collection Voix Intérieures–Haïku aux Éditions David. Basées à Baie-Comeau, les Éditions Tire-Veille publient, en partenariat avec les Éditions David, deux collections sur le haïku : « Haïkusie » et « Regards sur le haïku ».

C’est sous l’égide du Camp littéraire de Baie-Comeau que l’École nationale de haïku, un organisme spécialisé dans l’enseignement du haïku, a vu le jour. La plupart des activités de l’école tournaient autour du Camp Haïku qui, de 2005 à 2015, se déroulait en juillet à Baie-Comeau. Tout au long de leur séjour dans la Côte-Nord, les participants se familiarisaient avec l’art du haïku, s’imprégnaient de cet esprit et perfectionnaient leur pratique personnelle d’écriture.

En 2001, Francine remportait le Mérite culturel nord-côtier en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle dans le domaine des arts et de la culture sur la Côte-Nord. Encore aujourd’hui et ce, depuis plusieurs années, les collections de haïkus des Éditions David et Tire-Veille rayonnent en Amérique du Nord, mais aussi sur la scène internationale, notamment en France et en Belgique, grâce aux liens très solides que Francine Chicoine continue d’entretenir avec divers animateurs de ce mouvement poétique.

Pour en apprendre davantage sur le haïku…

[1] http://ecolenationaledehaiku.com/wp-content/uploads/De-la-contrainte-a-l%E2%80%99idee-qui-jaillit_-plus-intense.pdf

[2] Gilbert Banville, Hélène Bouchard, Odette Boulanger, Thérèse Bourdages, Claire Du Sablon, Christine Gilliet, Carmen Leblanc, Monique Lévesque et Claude Rodrigue.